vendredi 13 juillet 2007

La saga de l'été #4 Isadora


isadodolapute2Belle et mystérieuse, elle jouit d'un port aristocratique, d'une douceur incomparable et malgré une étouffante timidité, elle sait se faire aimer et convoiter. Elle ne ronronne jamais, lui complaire est une gageure et c'est sur les genoux d'un homme qu'elle aime à se reposer.
Amoureuse, sa Cléopâtre l'a récemment déçue; une broutille bien sûr, cela étant, il est bien difficile de se confondre en excuses maintenant que des mots (et quels mots!), ont été lâchés. L'instinct de survie, l'énergie de sa race, l'amour enfin, ne semblent pas suffire à réveiller le feu. Il ne lui reste plus que des souvenirs heureux, des rires de gorge, des petits mots, pleins de malice, griffonés à la va-vite sur des morceaux d'enveloppes usagées.

Alors elle ferme les yeux, et se retrouve enfin.


jeudi 12 juillet 2007

La saga de l'été #3 de la gauche et de la longévité des couples de chattes


100_9005Etre de gauche, c'est bel et bon, mais pas facile, pas naturel, cela nécessite un effort intellectuel, de réflexion, d'analyse et enfin de don de soi; c'est Philippe Val qui le dit, et il dit aussi que l'homme à l'état de nature est naturellement de droite; civilisé, il penche enfin à gauche.
D'ailleurs, ça se vérifie chaque jour, regardez dehors, lisez le journal.

De même, la longévité d'un couple, ça n'a pas de secret, ou plutôt si, le secret, c'est l'effort, un effort de tous les instants pour accepter un tas de compromissions affreuses (de la levrette aux fessées en passant par le cunnilingus ou l'absence de pénis).

Un couple, à part chez les hippocampes, n'existe que pour assouvir ses besoins primaires; peu satisfaisants, ou proposés par un tiers, ils sont la cause des défections du projet-couple, si nombreuses de nos jours.

Un caprice, et voilà la rupture, bête et brutale, comme disait l'autre.

Prolégomènes un peu fouillis à cette triste quoique sobre constation: la sombre Cléopâtre et l'altière Isadora semblent bien sur le chemin d'une fin sotte et inutile, par manque de conviction et refus stérile de toute concession accomodante.

L'une souhaite plus d'engagement, l'autre plus de passion, dans l'absolu, les deux chattes, un homme plutôt qu'une compagne d'infortune, différents suffisants pour engranger inéluctablement le processus de séparation.

Panier conjugal déserté. Objectifs divergents. Elles n'ont même pas un enfant, ou un crédit sur vingt ans à se mettre sous la dent pour se forcer à rester!

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Il est trop vrai, alors, comme le disait Roger Martin du Gard (pas de panique, je connais pas par coeur des citations de Roger Martin du Gard, j'ai lu ça dans le Robert en cherchant un synonyme qui me plaise au verbe "transiger"), que "les intérêts transigent plus facilement que les sentiments".

mardi 10 juillet 2007

La saga de l'été #2 omar m'a tuer

s'il vous plaît aidez-moi si vous lisez ces lignes vous pouvez sans doute quelque chose pour moi, je ne sais plus à qui m'en remettre, comprenez-moi je vous en supplie et ne vous inquiétez pas, je ne vous causerai pas d'ennuis vous n'entendrez plus jamais parler de moi, simplement, aidez-moi un instant, soyez humain et aidez donc votre prochain, fut-il animal je ne peux plus rester dans cette famille, ils me torturent tous le gamin m'enferme dans ses tiroirs et sa soeur c'est pire, c'est qu'un bébé mais elle m'arrache des touffes de poils dès que je passe sous son nez pour faire genre chat gentil et en plus ils sont tous là à s'attendrir "oh la coquine", et de glousser de contentement et la mère qui me traite de pute à chaque fois qu'elle remplit les gamelles de croquettes leclerc, encore avant c'était des whiskas chaton mais depuis qu'ils nous ont emmené chez ce barbare de vétérinaire ils disent qu'ils ne veulent plus dépenser un centime de trop pour nous qu'on les saigne tout en leur pourrissant la vie c'est pas de ma faute si j'aime faire pipi sur leur lit à ces deux là, elle est si moelleuse, leur couette, et cette odeur puissante de mâle dominant ténébreux que lui laisse sur les draps me rend dingue à chaque fois, mais il ne comprend pas mes messages d'amour et se met à hurler en ôtant les draps souillés: pourquoi les changer, nous aurions pu communier et cette conne d'isadora, encore avant elle se montrait amicale et honnêtement je savais y trouver mon compte même si c'est contre-nature parce que lorsqu'on est seule voyez-vous un peu de chaleur c'est agréable mais depuis que je déprime, je grossis à vue d'oeil et les rares fois où on se câline c'est nul fade et sans passion,
ils disent qu'un jour ils nous laisseront dans la forêt et qu'on fera moins les malines avec les écureuils et les renards qu'on n'aura rien d'autre à bouffer que le produit de notre chasse, pêche et cueillette, des baies et des orties, comme les premiers hommes et ça les ferait bien marrer si on arrivait un jour à gober une fourmis je vis dans l'angoisse de l'abandon et ce stress est à l'origine de diarhées, d'accord, et alors lui, pourtant si beau se fâche quand il nettoie la litière et c'est des palabres sans fin pour savoir combien de vaisselles et de lessives pendues vaut une litière changée avec ces horreurs (n'exagérons rien!) et puanteurs mais mes problèmes intestinaux je n'y peux pas grand chose heureusement ils sont persuadés que c'est Isadora et comme elle se cache toujours dans un buffet plein de paperasse elle réussit à échapper à des coups de pieds n'empêche que je vis dans la crainte et le souci alors qu'est ce que je peux faire à part espérer que vous viendrez m'aider par exemple si vous avez un mâle chez vous

j'en ai besoin

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lundi 9 juillet 2007

La saga de l'été #1 un an a passé


Previously on saga de l'été

Août 2006: nous suggérions qu'Isadora et Cléopâtre n'allaient pas tarder à décéder des suites d'une chute ardemment désirée par autrui, depuis le haut d'une falaise.
En réalité, par la grâce d'un Dieu faible et lâche,
elles ont survécu quelque temps.

***

été 2007, début des vacances

Un an de plus. Une passion qui s'étiole, un couple entré en routine.

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Un an avait passé, et elles se connaissaient désormais mieux que personne.

Leurs loisirs symbolisaient cette entente cordiale: elles n'aimaient rien tant qu'aller pisser en choeur sur les draps nouvellement changés et sentant le propre de leurs maîtres, sur les serviettes qui traînaient dans la salle de bain, ou même sur le tablier de cuisine chu à terre.Voire mon sac de piscine, putes qu'elles sont (note de l'auteur).

Elles ne dédaignaient pas s'alanguir, à l'occasion de longues siestes, côte à côte, sous un rai de soleil traversant une fenêtre du salon, mais c'était plus le fait d'une frileuse habitude que par renouvellement perpétuel d'une commune et sensuelle tension sexuelle.

Il arrivait encore qu'elles fassent l'amour, de temps à autre, mais toujours de la même façon; les mêmes gestes, les mêmes coups de langue aux mêmes endroits, les mêmes rythmes, selon un ordre bien établi.
Après tout, pourquoi changer une méthode qui gagne?

vendredi 6 juillet 2007

Filomène de Koh Lanta 7


Et voilà comment ma première soirée kohlantesque de l'année s'est réduite à une sombre colère en constatant avec effarement qu'une des candidates portait le même prénom que moi.

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Filomène de Koh-Lanta 7 (on dirait un nom de noble!)

Voyez-vous, mon prénom si rare en France (parce qu'au Sénégal, c'est une toute autre histoire, mais on s'en fout), qui m'a si longtemps fait souffrir, quand j'étais surtout "philosophie à lunettes" pour les multitudes d'Audrey, Julie et autres Nicolas (ah ah), j'en suis devenue fière avec le temps, et maintenant il m'appartient, à moi.

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chapelle de Ste Philomène à Courset

Je n'ai au pire que rencontré des personnes m'affirmant se souvenir d'une arrière-grand- tante, de Corse du sud, fière et rigide, se prénommant Filumena.
J'ai croisé au hasard de lectures ce prénom, incarné en de vieilles et grosses femmes provençales: la mère d'Angèle, la pièce de Pagnol, par exemple.
Il y a aussi Philomène Esposito, une obscure réalisatrice, qui me dérange un brin avec ses films moisis.

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Sainte Philomène, vierge et martyre

Petite, les autres enfants me regardaient toujours de travers quand on me présentait, il fallait répéter, pour expliquer.
Plus tard, ce prénom rarissime est devenu, aux yeux des garçons, un gage d'une personnalité intéressante, originale et pulpeuse.

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rue Sainte-Philomène à Bordeaux

De nombreux professeurs s'attardaient sur mon cas devisant sur ce sujet à part entière qu'était mon prénom.
Ils m'ont parlé des racines grecques, ils ont badiné sur le curé d'Ars et sa dévotion à sa chère sainte Philomène, et sa sainteté, d'ailleurs, parlons-en, l'était pas forcément complètement vierge ou martyre, gloussait un professeur d'histoire contemporaine à la sudation excessive et problématique.

Mon Philomène s'est parfois transformé en Philo, Filu, et même Phiphi, mais alors j'avais huit ans.

Un copain du lycée tombé sur un blog de nichon tenu par une Philomène m'a reconnue, mais c'était facile, puisque je suis la seule.

Maintenant il y a Filomène de Koh Lanta 7, avec un f en plus, et pas ph, et je ne sais pas si j'espère qu'elle soit éliminée rapidement pour l'oublier très vite, ou si elle me ferait un grand plaisir en étant la plus pute de toutes les putes qui jouent à Koh Lanta.

Trahira, trahira pas? Quel suspens supplémentaire, juste pour ça!

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tatoo Koh Lanta gagné dans un paquet de Yop en 2005

J'entends certains se gausser de ma passion pour ce jeu qui je l'admets volontiers est la sordide incarnation télévisuelle de l'expression "opium du peuple": c'est con, bas, ravive les instincts les plus primaires et nous montre la condition humaine sous son jour le plus noir, pourtant, pourtant, je ne saurais me passer de ce moment de détente estival, comme je vous l'avais avoué en 2005 et l'année suivante à l'occasion d'une déclaration d'amour à Denis Brogniart, l'homme à la pomme d'adam capable de décapsuler les bières. J'assume.


vendredi 29 juin 2007

L'or des médailles remportées

L'année scolaire s'achève et mon petit d'homme a triomphalement remporté une médaille.

Il y avait des larmes dans ses yeux brillants, comme dans ceux de son papa, et des miens.

Une délégation officielle représentant les deux côtés de la famille s'était déplacée pour encourager le héros de la journée. Nous étions sept à l'adorer, de loin, depuis les vestiaires ouverts surplombant le bassin.

Nous avons trépigné d'angoisse et d'impatience quand les enfants se sont alignés sur le rebord, notre coeur s'est serré quand il a plongé, nos dents ont grincé quand un petit con a failli le dépasser, son papa et moi nous sommes agrippés l'un à l'autre, quand notre fils a vérifié d'un coup d'oeil professionnel l'évolution de ses adversaires dans le bassin, et tout s'est emballé quand, nageant sa deuxième largeur sur le dos, la chair de notre chair a explosé le chrono et creusé une demi-largeur d'avance entre lui et le second.

Il est sorti de l'eau d'un bond athlétique, beau, musclé et lumineux, comme un champion qu'il était désormais, et, exagérant l'essoufflement causé par sa performance, s'est assis tranquillement en attendant l'arrivée des autres nageurs.

Il a enfilé, joyeux, comme tous ses copains, son nouveau tee-shirt imprimé aux couleurs de la société de natation.

L'ensemble de l'équipe des Minots a ensuite défilé tout autour de la piscine, sous les applaudissements des parents attendris, caméras numériques à la main, et surtout des nageurs plus âgés, qui attendaient leur tour pour éblouir leur monde.

Une ancienne championne de France leur a décerné à tous leur toute première médaille, et comme mon fils, mon coeur s'est gonflé d'orgueil.

A la sortie des douches, il a hurlé "Maman! t'as vu! j'ai gagné une médaille!".

Sur le chemin du retour de la piscine, il m'a dit, en me serrant la main très fort: "J'espère que c'était pas un rêve".

Il a dormi avec sa médaille, cachée dans la poche de son pyjama rouge, celui avec le bateau de pirate dessiné dans le dos.
Il l'a emmenée à l'école, le lendemain, pour raconter tout ça à sa maîtresse et à ses copains. Moi j'ai fait pareil sur mon blog de nichon.

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vendredi 15 juin 2007

Les vacances avant les vacances


L'autre jour, impromptu, j'honorais de ma présence les locaux d'une ANPE, et j'ai été bien surprise!

Je pensais arriver dans un lieu sordide, avec beaucoup de pauvres, des maigres aux cheveux filasses (et gras), et puis des tas de gens méchants occupés à rayer des listes et à inventer des chiffres.
Que nenni!
On se serait cru au club Med de Boulmane du Dadès, par une chaude après-midi d'été!

Imaginez la scène: les hommes, au teint clair, portent chemisettes à carreaux et rient entre deux portes avec les femmes, au teint orangeâtre, elles, et grâcieusement parées de bijoux turquoises et de tuniques imprimées.
Le reste de la population de ce lieu improbable est composé d'une écrasante majorité d'arabes, des jeunes, des vieux, quelques noirs, et un intermittent du spectacle, un danseur beau comme un dieu qui s'occupe de spectacle vivant.
La chaleur est étouffante car la clim ne marche plus dans le hall, et vous êtes à tout bout de champ invité à participer à "des ateliers" proposés par des "prestataires".

Mais "encore faut-il ne pas demander la lune", vous dira-t-on souvent, car vous n'êtes pas au club de Boulmane du Dadès.

lundi 4 juin 2007

Diane de Poitiers (1499-1566)


dianeEntrée à la cour avec un retard tout relatif du fait des égarements politico-stratégiques de son papa, Diane réussit malgré les suspicions à faire valoir sa nature agréable en tant que dame de compagnie de la reine, Claude (vous connaissez sûrement l’histoire de la Reine Claude qui a donné son nom à ces petites prunes jaunes délicieuses, très bien accommodées en groumbel par exemple) (groumbel est le nom en saxon du « crumble » que nous connaissons aujourd’hui ; cet usage étant en vigueur jusque très récemment dans certaines contrées, pour des raisons de cachet historique nous avons préféré conserver ce vocabulaire certes un peu désuet mais si plein de résonance contrapuntique !).
A l’occasion d’un voyage vers l’Espagne, Diane rencontre pour la première fois celui qui n’est alors que duc d’Orléans (enfin, « que », c’est déjà pas si mal), le jeune Henri, qu’elle supplante déjà de son aînesse de vingt ans tout de même, mais maturité associée à galbe parfait sont des mots clés pour une vie, tardive mais méritée, de bonheurs coûteux.
En fait de voyage d’agrément, d’ailleurs, la rencontre a pour l’instant un bien sombre cadre, puisqu’il s’agit d’une escorte vers l’exil qu’Henri et son frère vont subir en tant qu’otages durant quatre ans, le temps que François Ier se décide à payer la rançon.
Déjà là, ça en impose, je trouve.
On dit que cette période, au demeurant pleine de faste et de bien-être car on savait la dignité, et le respect de l’honneur de ses ennemis à cette époque-là, voyez-vous, cette période disais-je, aurait marqué le futur roi de son lourd poids d’airain, lui forgeant un caractère secret et mélancolique, ombrageux et romantique.
Associons à cela la lecture intensive de romans d’amour courtois (Amadis de Gaule, je ne sais pas si vous connaissez) , pleins d’idéal chevaleresque, qui par ailleurs me fascinent également à titre personnel, mais là n’est pas le propos. Point de surprise, donc, de le voir s’amouracher de cette femme que le destin lui désigne comme la dame élue, somptueuse, sportive, pleine d’esprit, de fantaisies verbales et de curiosité intellectuelle, dont le corps ravissant fut immortalisé avec délice par de nombreux peintres de cour : Diane au bain, Diane à la chasse, Diane à sa coiffeuse sponsorisée par Jacques Cœur, une sorte d’ancêtre de Cartier si vous voulez (comme nous la voyons ici représentée, dans cet espace plein de retables baroques, de petits sacs en peau de loutre, et de pierreries éblouissantes).
Convaincue par la festive vaillance de son chevalier idéal, éblouie par ses largesses, et retenue par son indéfectible loyauté, Diane de Poitiers a su marquer l’Histoire, qui le lui a bien rendu en n’ayant jamais oublié ses altiers nichons.
Initiatrice amoureuse, ambassadrice de charme, symbole de la Renaissance à la française, première sur les rangs pour toutes les opérations de prestige nécessitant une brillante légèreté (mécène et amie de Benvenuto Cellini, le Primatice, Du Bellay, Saint-Gelais…), de nombreuses légendes circulent sur sa personne, et sur ses méthodes de coaching physique (elle a tout de même trente-sept ans et quelques enfants quand elle charme le jeune roi, et soixante ans quand elle se retire à la mort de ce dernier en 1559, alors on n’improvise pas dans ces conditions-là, même au XVI ème siècle).
D’après les sources, sa délicieuse poitrine traversant les ans sans coup férir en serait redevable aux bienfaits de bains de lait de chèvre les jours de shabbat, à des cours de musculation abdominale au Moulin du Galant Muguet de Beaumont-le-Vicomte dont les spécificités nous échappent encore, puisqu’il ne reste que très peu de traces écrites à ce sujet, et à un goût immodéré pour le port de parures de joailleries toutes plus exubérantes les unes que les autres (avec une nette préférence pour les colliers dix-huit rangs de perles d’or, que l’on aperçoit dans son coffret d’ivoire, d’ailleurs, sur le tableau présenté). « Investissez dans la pierre, votre poitrine vous le rendra » semble nous glisser la belle Diane, devant son joli miroir de maître dont le socle sculpté évoque sa royale passion, l’œil malicieux, le sourire énigmatique et les mains délicates flattant tout à la fois la jeunesse de son cœur et la préciosité de son destin.