Se dit d'une dame qui montre via l'échancrure de son corsage ses seins tombants et flétris.
vendredi 20 octobre 2006
lundi 9 octobre 2006
Gabrielle d'Estrées et la duchesse de Villars
Hommage appuyé à G.L., poulette nouvelle.Non, ce ne sont pas deux cochonnes en goguette qui se flattent mutuellement l’existence à l’heure du bain. Enfin, si, un peu, d’accord. Mais elles sont sœurs, voyez, alors ce n’est pas bien coquin (si ?).Le tableau date de 1594, je précise car ça explique leur coupe de cheveux aléatoire, et l’oeuvre est conservée au Louvre, dans des conditions de sécurité optimales, si ça vous intéresse.Gabrielle, belle ingénue, a rendu fou d’amour le Vert Galant, ce bon roi Henri IV, vous savez, celui du panache blanc et de la poule au pot ; passionné, impétueux, d’un caractère bonhomme, il ne fut pas difficile de le séduire pour la jeune femme, car elle était douée d’un esprit disert et drôle et cynique à faire pâlir Marguerite de Valois (l'officielle), assorti, comme vous avez l’honneur, d’une mignonne petite paire de nichons. Doublé gagnant, en quelque sorte (nous sommes si peu nombreuses) !Petits points d’analyse du tableauLe mouvement main-téton-chaton, par exemple, (oh ! permettez ! « chaton » c’est la pierre de la bague) évoque avec effronterie les larges faveurs accordées à Gabrielle pour son attitude peu farouche.Et puis, regardez donc au-dessus du manteau de la cheminée, au fond, eh bien voilà une sympathique paire de jambes nues et généreusement ouvertes. Bien entendu, ce qui nous intéresse, ce sont les seins, pas les guiboles, et aujourd’hui en voilà quatre d’un coup, mais je trouve ça intéressant, non ? L’artiste par là nous dit qu’il se moque de la bienséance, et qu’une pétulante nudité se cache dans la baignoire, et qu’après la pose, ça risque d’être la fête au village, ce pourquoi la couturière au fond baisse pudiquement le regard et se fait discrète (question d'éducation).Les deux frangines s’acoquinaient-elles de la sorte régulièrement, accompagnées d’amies mamelues ?Vous constatez par vous-même que pour des fieffées coquines, elles n’ont pas l’air tellement à la fête dans leur délire saphique, mais l’ambiance théâtrale (le rideau carmin, voyez), ça devait pas aider pour mettre à l’aise, et puis le chauffage central n’existait pas.Attitude maniérée ? Détrompez-vous ! Maniériste !Enfin bref, je suis un peu désappointée de devoir vous avouer qu’on ne sait pas grand chose sur les tendres épanchements de Gabrielle d’Estrées pour ses copines ; à vrai dire, c’était juste pour amuser Henri, car quoi de plus charmant pour une femme que de faire rire son chéri ?Récolter quelques détails sur les soins les plus délicats de cosmétologie du nichon en usage à cette époqueAfain que charmement délite vostre dru, ébreneys vostre aypiderme du seins, fragile, gent et délicat, montois à toche le blan de l’œuf come neigerie, et mesler l’eau de rose et de bles moulinnez, enduire le pavois della courtoise en evitant teytine dufait de sa delicatece apres quoi delayer a l’eve en rude froidure. Icelle dans le respect de ce principes merritera joliesse et jouvence, et content !Débrouillez-vous avec ça, j’ai envie de dire !Quand j'y pense... m’est avis que vous vous demandez encore laquelle des deux est Gabrielle? Eh bien par goût et conviction politique toute personnelle, j’aurais préféré qu’une si amusante personne soit brune ; de fait, c’est la blonde : personne n’est parfait, mais après tout, je vous le demande, un nichon peut-il être blond ?(hmmm la chute du Diable!)
mardi 3 octobre 2006
Quelques derniers trucs que je déteste sur la grossesse #7
C'est d'avoir l'air cloche sous la pluie, sans manteau adéquat, avec une proéminence abdominable bien en saillie et totalement trempée, vu que je vais pas me payer une veste de grosse en 42 ou 44 pour pouvoir me recouvrir intégralement, quelques jours seulement avant de mettre bas (et d'enfiler du 36, bordel, du 36) (bon d'accord du 38) (et mettre un jean) (en fermant à la fois le bouton et la fermeture éclair).
C'est d'avoir l'impression d'être une vieille cardiaque de quatre-vingt-six ans au pacemaker palpitant, quand ma mère m'appelle à des heures indues en me demandant, la voix tiraillée par l'angoisse, si je vais bien, vu qu'elle a eu un présentiment.
Oui, un présentiment.
Faudrait pas me pousser beaucoup pour que j'avoue attendre avec impatience le début de Inspecteur Frost sur TMC, qui est le seul homme sur Terre qui m'apporte suffisamment de bien-être pour me permettre de m'endormir gentiment (sur le dos).
De toute façon, ma fille, tout ce qui l'intéresse, c'est de me faire chier. Je savais bien que je préférais avoir encore un garçon, ça apporte vachement plus de satisfaction, même sans compter les demandes en mariage.
Un an de ma triste vie pour dormir une heure sur le ventre.
Offre négociable.
dimanche 1 octobre 2006
Yom Kippour: un beau jour pour en finir!
Ma chère petite fille,
le jour sacré du Grand Pardon serait un bien beau symbole pour notre première rencontre.
Je te propose en échange une panoplie Barbie Arc-en-ciel: sac de goûter pour la garderie, lunettes de soleil et baguette magique à paillette.
Je t'achèterai des mini-jupes Lacroix Junior et on le dira pas à ton père; ce sera notre petit secret.
Ipod violet, téléphone portable et deux heures quotidiennes de MSN à partir du CP.
Tu pourras t'habiller en rose tous les jours, toute l'année, et aussi piquer de l'argent dans mon porte-monnaie, motus et bouche cousue, mais par pitié, sors de mon corps!
Je te rappelle que Yom Kippour, ça finit demain soir.Tu sais ce qu'il te reste à faire, pour nos intérêts communs.
Voilà.
Bon ben @+!
si tu crois vraiment que je suis vénale et aliénée dès avant ma naissance à une société de consommation délétère qui cherche à me manipuler en tant qu'enfant et future femme, à faire de moi une chose hypersexuée, aisément façonnable, docile et coite, avec tout le respect que je te dois, tu te fourres un paquet de doigts dans tes yeux myopes, et ne compte pas sur moi pour faire fonctionner ton chantage ridicule, je suis bien déçue que tu aies pu songer à me réduire à ça, surtout quand on sait que tu m'as choisi avec le plus grand soin des prénoms de femmes libres, intelligentes, indépendantes et fières de l'être. Ne te laisse pas aveugler par la souffrance d'être un gros tas immonde pendant encore quelques jours, maman. Je t'aime. A très bientôt, et n'oublie pas que patience est mère de félicité, c'est ce que tu dis toujours à mon grand frère, non? T'inquiète, je ne vais pas rester cloîtrée dans ton abdomen encore bien longtemps, crois-moi, j'en ai fait le tour, et c'était pas bien passionnant.
Bises,
G.
PS: dois-je te rappeler qu'en plus nous ne sommes pas juifs?
Ma chère enfant,
c'est encore moi qui décide de la ligne éducative de notre famille, et si je décide de respecter Yom Kippour et les lois de la société de consommation, c'est moi que ça regarde.
Tu me dois le respect, jeune fille, d'autant que tu n'as même pas encore d'âge! Si je te dis de sortir et de libérer mon utérus, tu obéis, point.
Ouais ouais c'est ça
Insolente!
Grosse!
Tu vas voir ce que vais en faire de ton vagin tu vas rien comprendre!
Attends que je t'attrape, tu vas voir!
Ouais ben on n'y est pas encore si tu veux mon avis!
lundi 18 septembre 2006
Show time
dimanche 17 septembre 2006
Quelques idées pour en finir (déclenchement maison d'accouchement qui tarde)
- laver les carreaux, il paraît que les bras en l’air ça y fait
- boire du lait chaud avec de la cannelle, ça ramollit le col de l’utérus
- coucher avec monsieur trois fois par jour, s’en donner à cœur joie
- la pleine lune (disponible dans toutes les grandes et moyennes surfaces, ndlr)
- monter et descendre des escaliers en crabe, dos à la rambarde, en fléchissant les genoux et pour faire bouger le bassin
- la tisane de framboisier, ça s’achète en pharmacie et ça fait descendre le bout de chou
- des gros câlins hihihi
- marcher à quatre pattes
- un peu d’huile de ricin et bébé sera bientôt là
- la danse du ventre mais attention rien de tel pour choper une sciatique
- des rapports sexuels, les spermatozoïdes déclenchent les contractions
- oui mais on fait quoi avec de l'huile de ricin? doit-on s'en enduire le plancher pelvien?
- j'ai entendu parler d'un massage à la base du pouce, il paraît que c’est un point d’accuponculture mais j’en sais pas plus
- attention attention les filles! lol! pour l’huile de ricin, je connais pas la posologie mais c’est sûr ça marche, enfin je pense (lol!) que ça s’avale mais je vais me renseigner quand même lol faudrait pas intoxiquer vos choupinets lol
- vous fatiguez pas bébé aura toujours le dernier mot
- marcher dans la forêt et respirer l’air frais
- moi j'ai fait des séries de génuflexions en respirant très vite, BB1 est arrivé six heures après
- ça veut dire quoi lol?
- alors j’ai trouvé la référence, chez Anne-Isabelle Bocaille « Attendre bébé, puis l’accueillir », l’huile de ricin ça a un effet laxatif, ça stimule un travail un peu lent, il faut en avaler quelques cuillers à café mais c’est dégueu
- demain c’est la pleine lune, tant mieux parce que je suis carrément patatraque
- manger très épicé, ça dégoûte bibinou et il veut sortir
- serpiller la maison, jardiner, briquer la salle de bain à quatre pattes
- la méthode italienne, ça marche à tous les coups
- franchement la nature est bien faite, si c’est 40 S.A., c’est 40 S.A.
- des touchers vaginaux avec un concombre pour titiller le col
- euh c'est quoi la méthode italienne
- faire les boutiques toute la journée, marcher et porter les paquets
- la méthode italienne c'est crac-crac avec le papa (si ça lui fait pas trop peur, parce qu'il y a des mecs qui ont peur de toucher la tête du bébé avec leur kiki)
- stimulation mammaire : presser ses seins pour faire sortir du lait, 30min/jour, ça stimule les hormones
- faire le ménage comme une tarée comme changer les draps toute seule
- navrée mais faut laisser faire la nature
(merci aux lumineux forums "grossesse" d’aufeminin.com, magicmaman, doctissimo…)
samedi 16 septembre 2006
Un truc que je déteste sur la grossesse #5
Je hais que le temps de la grossesse se calcule en S.A.
Qu’est-ce qu’une S.A. ?
Une S.A. est une semaine d’aménorrhée, une unité de mesure un tantinet post-structuraliste.
Comment calculer en S.A. ?
Eh bien tout à fait simplement, à première vue: on commence le savant calcul, en semaines, à partir de la date du début des dernières règles.
Il y a deux attitudes face à ce calcul.
La première concerne les femmes depuis toujours passionnées par le concept des menstrues. Elles tiennent quotidiennement un petit carnet détaillant par le menu ce qui se passe au fond de leur culotte, de manière à ce que lorsque les médecins, gynécologues, échographistes, sage-femme, les interrogent, avec toute la précision scientifique qui par ailleurs les honore, sur cette date fatidique pour le bon déroulement de toute gestation, elles tiennent leur réponse toute prête, sortant de leur sac à main en cuir de veau doux le fameux petit carnet de ragnagna.
La seconde attitude concerne les jeunes femmes un peu évaporées, aimant les belles lettres et le chocolat au jasmin, ignorant royalement ce genre de vils détails et répondant, en souriant de leurs blanches dents : « Quelle idée, je ne m’en souviens absolument pas, enfin ce devait être, euh… Euh, vers Noël, je crois, enfin je pense, euh. ».
Eh bien, dansez maintenant ! Ces femmes-là s’exposent à de cruelles déconvenues, croyez-moi. Haussement de sourcils perplexe de la part du Docteur L. qui s’excite sur son calendrier de poche circulaire ; soupirs exaspérés du Docteur H. qui tapote nerveusement son clavier ; dodelinement amusé de la tête de Malou, la sage-femme qui aime l’encens à la mirabelle, et en rallume un, sans doute pour se venger.
Cela dit, j'ai fait des progrès en S.A., et je puis vous dire qu'au maximum j'en vivrai 41, et que je suis rentrée dans la n°38. Enfin je crois?
mercredi 13 septembre 2006
Un truc que je déteste sur la grossesse #4
Je hais qu’un jeune pharmacien impudent dise haut et fort, dans son officine moisie, devant tout le monde, y compris le père de mes enfants qui m’accompagne dévotement, que le Tardyferon que l’on m’a prescrit pour enrichir mon sang avant l’accouchement risquait de noircir mes selles et qu’il ne fallait pas que je m’en inquiète.
…
Non mais, de quoi je me mêle ?
Que connaît-il, d’abord, cet histrion imberbe, de mon fonctionnement intestinal ?
Ne voit-il pas sur mon visage de poupée blanc et rose et rond, que je ne fais pas ce genre de choses (je veux dire, produire des selles) (sans parler, le cas échéant, de les observer afin d'en jauger la couleur)(Seigneur, mais quiferait une chose pareille?) ?
Comment peut-il imaginer une seconde que derrière mes grands yeux bleus innocents se cache une personne ayant un transit intestinal lambda?
Et qu’a pu penser mon tendre amour en entendant ça ?
J’ai bien vu passer sur son beau visage une pâleur étrange, un égarement des sens et ses yeux sombres perdus dans le vague.
Réaction d’ailleurs un peu similaire à celle que j’avais observée lors des cours publics de préparation à la naissance, quand la sage-femme nous a conseillé de procéder sur ma personne à des massages du périnée avec de l’huile d’amande douce, précisant on ne sait pourquoi, avec un sourire amical égayant son visage expert et une gestuelle très suggestive (elle était assise en tailleur) que le périnée se situe entre l’orifice vaginal et l’anus (même une brebis innocente se douterait que ça ne se situe pas franchement sous le bras)( de toute façon, rien de ce qui concerne une femme enceinte ne se situe sous le bras).
Et encore ce n’est rien à côté de ce qui a suivi, à savoir l’évocation de mon bouchon muqueux, cette perte vaginale gélatineuse jaunâtre parfois teintée de sang, que j’aurai l’heur de perdre avant le début des hostilités ("vous verrez c'est un peu comme une grosse glaire" s'est empressée de préciser, avec son inaltérable gaieté, la sage-femme répondant au doux prénom de Malou, ce qui aurait dû me mettre la puce à l'oreille dès le départ). Le coup de grâce étant les contractions régulières assorties de la perte des eaux (écoulement du vagin d’un liquide verdâtre), dont Malou nous propose de noter la couleur, la quantité et l’odeur afin de renseigner au mieux l’équipe d’obstétrique dès notre arrivée à la maternité.
Christ-roi, qu'ai-je fait?