samedi 10 juin 2006

La mort d'Iryna Yrinavaniavalic


Honteusement réquisitionnée pour alimenter un blog voisin pendant
que le titulaire prend des vacances on ne sait où, je vous livre en exclusivité le fruit de mon travail acharné pendant mon petit déjeuner de ce matin, entre une tartine au miel et un jus de pamplemousse, ceci précisé pour justifier la qualité discutable du-dit travail.
Je dois préciser les termes de la demande: écrire un huitain avec un acrostiche initial: "xylidine" et un acrostiche final: "xylocope" afin de raconter la mort d'Iryna Yrinavaniavalic, un des personnages de l'histoire interactive à rebondissements et à insondables énigmes que nous livre le vacancier sus-évoqué.
J'ajoute que de tous les participants, tous lecteurs et commentateurs réguliers de ce blog novateur, j'ai clairement écopé de l'exercice le plus tordu.
Bref, sans trompettes ni tambours, voilà ce que ça donne.

Xénophile pas tentée, Iryna s’attira rapidement l’inimitié de tous les présents commensaux.

Yakuzas stercoraux quand une femme s’immisce, car rien ne change, de Vladivostok à Bondy,

La mâle équipe a su rendre la coupe amère à notre rousse amie qui n’eut la chance de faire appel.

Inique affaire ne méritant que le mépris, car l’alliance misogyne mit en place un glaçant statu-quo.

Décédant des suites de l’ingestion d’un steak aux rognons honteusement parfumé à l’arsenic,

Iryna Yrinavaniavalic, su ne pas perdre sa sensuelle allure au moment où s’achevait ce désolant mélo.

Nous nous souviendrons longtemps, avec émotion de cette pétulante slave qui en faisait toujours trop,

Et nous espérons sincèrement que les reliefs de ce fatal repas n’auront pas raison que de sa triste existence.

mardi 30 mai 2006

Douce maman douce #2 "instant cucul"


fetepe_tainpoe_me1Ci à gauche, ma pâte à sel.
Ci à droite, mon poème (avec sa traduction en français) (je rappelle que l'auteur a quatre ans, tout de même) (fierté) (émotion).


dimanche 28 mai 2006

Douce maman douce


divinedogs1Les femmes finissent toujours par devenir comme leur mère.
C'est leur drame.
Jamais les hommes.
C'est le leur.

Oscar Wilde


vendredi 12 mai 2006

Ca ira mieux demain


crapaud1Aujourd'hui, une pensée émue pour un mien fils, qui s'est endormi hier en pleurant.
Une grande et insupportable tristesse, des larmes vraies trempant son oreiller.
La chair de ma chair ne devrait pas avoir à souffrir, et supporter la cruelle détresse d'un chagrin, c'est bien trop révoltant.
Ni son doudou ni mes tendres câlins n'ont su le consoler, et c'est en l'entendant crier "Reviens culotte!" que je l'ai laissé seul dans son lit, avec sa peine et mes rires.
Il a par inadvertance tiré la chasse d'eau sur son slip préféré chu au fond de la cuvette; c'était le bleu avec des motos et des bonhommes dessus.
"Il a disparu dans les tuyaux pour toujours, j'aurai plus jamais une autre culotte que j'aime."

lundi 8 mai 2006

Je m'échauffe


isadodo1Je m'amuse à détendre un peu mes habits en gardant des chats dans mon giron.
Là, c'est Isadora-la-moche qui fait son office.
Cette photo date un peu.
Mes nichons génèrent bien plus d'amplitude dorénavant.
C'est assez chouette.


mercredi 26 avril 2006

Ami de la chicane!


Ne manque pas ce soir de délaisser ton avenir et les livres intelligents qui ne manqueront pas de faire de toi l’élite de demain pour glisser un œil torve sur les élégants mouvements chaloupés du corps sublime de la Nouvelle Star, Christophe, qui doit sa consécration au pouvoir d’attraction naturelle que semblent détenir les reptiles à carapace* sur le genre humain gourmand d’aventures télévisuelles inédites.

christophe_willemUn peu trop dégingandé pour être honnête, un humble gloussement qui ne cache pas tout à fait un âpre désir de vaincre, une chanson dont on ne soupçonnait pas la suavité…
Le personnage attire la sympathie de tous parce qu’il nous fait ressentir un intense soulagement, par l’assurance d’une écoute consécutive de trois minutes trente de chanson sans avoir à se cacher sous un coussin en criant à son voisin de canapé « oh non vite, zappe, elle chante faux! ». Lequel voisin, lui, s’esclaffe à en perdre haleine en saisissant enfin l’intérêt du programme, qui est de rire de jeunes gens souffrant d’une voix à la justesse aléatoire et relookés par un kazakh branchouille semblant se libérer (il était temps !) du joug soviétique par une débauche de matières, qui de cuir, qui de paillettes.

Certes, on n’en sort pas grandi.
Ces jeunes fauves mugissent dans une alternance de lumières jaunes d’or, vert bouteille, fuchsia et bleu roi, un tas de chiffres s’affichent à l’écran pour perturber le téléspectateur inattentif qui jettera à l’occasion un œil sur les mercredis de l’histoire ou les scores footballistiques ; on regrettera les cris, le bruit, et on se montrera consterné par Benjamin Castaldi.

Mais quand même. Avec un bon plateau de fromages, franchement, il y a matière.

*le signifiant de Christophe est la tortue, pour des raisons que j’ignore, mais il semblerait que cela puisse avoir un rapport avec sa gestuelle légèrement hors du temps.


lundi 24 avril 2006

Le Pentateuque ou les cinq livres d'Isaac


chagall1Tu ne connais peut-être pas la blague de Angel Wagenstein qui dit "...songeant à tout ce qui advint aux juifs à travers les âges et en y ajoutant ma modeste contribution, toutes taxes incluses, je dirais... que je Te remercie, Seigneur, pour ce grand honneur, mais n'aurais-Tu pu choisir un autre peuple?".